4 boules ...

Tu étais le plus grand, tu étais le plus fort
Mais un jour t'as perdu, c'est comme si t'étais mort
Les photos sur ton mur ressemblent plus à l'enfer
Et l'odeur du cuir a un goût bien amer
La foule te criait, sur la musique du sport
Et toi tu cognais parfois jusqu'à la mort

Tes poings frappaient, durs comme du fer
Maintenant tu t'en sert pour faire des prières
Tu racontes aux enfants tes exploits sur le ring
Et tu prends la monnaie, tu voudrais rester digne

Tu te croyais invincible et toujours le plus fort
Tu voulais rencontrer le champion de la mort
Maintenant il est out et toi t'es vivant
Mais tu voudrais être encore le roi de tous les gants

Ce jour-là t'as perdu le droit d'être une star
Quand on perd un combat on doit rentrer très tard
Il est mort le soir même, il avait les poings liés
Et toi tu ne comprends pas pourquoi tu l'as tué

Jean-marc Bouju - Juillet 1987

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