3661 pensées et réflexions
Sous le joug de cette brute,
Sans cesse elle lutte.
Face à ces humiliations verbales
Il lui faudrait un gilet pare-balle.
Toujours à lui trouver des excuses,
Elle vit comme une recluse.
Et sous ses assauts de violence,
Règne la loi du silence.
Sous les coups quotidiens de ce tyran,
Elle cherche à se justifier en pleurant.
Elle a trop peur des représailles,
Rase les murs et puis trésaille,
N'osant plus croiser son regard,
Qui fut pourtant un jour son phare.
De son amour elle est victime,
Se heurte à cette violence illégitime.
Terrorisée elle s'en veut.
Pourquoi est-il aussi fielleux ?
Il lui martèle matin après matin,
Qu'elle n'est qu'une catin,
Un déchet ramassé lors d'une soirée,
Pour qui il n'éprouve aucune pitié.
La convainquant qu'elle est coupable,
Fautive de ne pas être admirable.
Brandissant son poing en l'air,
Il la menace, est en colère.
Il ne fallait pas le défier,
Devant leurs enfants pétrifiés.
L'acharnement dont il fait preuve,
Ses insultes qui pleuvent,
Sont l'affaire de cette bête humaine,
Assoiffée de pouvoir et de haine.
Elle transpire la peur,
Maquille son coeur,
Et sous la contrainte, comble cet amant
Qui avec rage, lui murmure tant de serments.
Comment aurait-elle pu imaginer
Que son prince, en monstre, s'est métamorphosé ?
La honte s'empare de tout son être.
Elle s'évade pendant qu'il la pénètre.
Elle voudrait trouver la force de le quitter,
Mais sans ressource pour subsister.
Il a fait si bien le vide entre elle et les siens,
Qu'elle n'ose plus leur demander un soutien.
Trop peur de son image d'épouse bafouée,
Il a fait d'elle une esclave dévouée,
Une femme ne voyant en elle qu'une épave,
Incapable de se libérer de ses entraves.
Son emprise est une torture perpétuelle,
Face à laquelle elle est sans arme réelle.
Conditionnée à se taire, elle obéit, résignée,
Honteuse de ne pas résister.
Elle n'est là que pour lui plaire et le servir.
Elle voudrait ne plus être cette martyre,
Mais cet agresseur familier,
N'est pas prêt à laisser sa proie s'échapper.