LSD (Le vrai)

La fenêtre est ouverte
Libre comme l'air elle s'envole
L'aube est rouge de l'amour du soleil
Elle a honte que je l'ai surprise

Sur le tapis vert de la moquette
Repose les aiguilles de la fête
Pour oublier la vie si triste
La vie de non-artiste

Un arbre sans feuilles réelles
Maintient les habits d'antan
La porte est encore ouverte
Rentrée sans la clé des champs

Le lit des amours vécus
D'une couleur que je n'ai jamais vue
Devient un nuage blanc
Où je repose doucement

La fenêtre est toujours ouverte
Le vent livre parfois aux arbres
Une dure bataille muette
Qui docilement sous lui se cabrent

Une vague odeur de souvenirs
Brûle mon cerveau trop vide
Il y a longtemps j'ai ressenti
Une même impression de mélodie

Par le toit devenu bleu
Est descendu un corps en feu
Une vision de délire étrange
De la couleur d'une grosse orange

Différente de mon égo
Elle me regarde de ses yeux si beaux
Deux animaux inconnus
Se tendent vers mes mains nues

Et soudain j'aperçois là, posée
Une toison non remarquée
Vers quels abîmes organiques ?
Plonge ma lyre antique

Peut-être un jour, je le saurais
Peut-être un jour, je le comprendrais
La fenêtre est fermée
Je n'ai pas pu m'envoler

Jean-marc Bouju - Janvier 1980

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