3661 pensées et réflexions
Lorsque je t'embrasse, lorsque je t'enlace,
Qui prend cette place, dans ton coeur fugace ?
Gémis-tu de plaisir ou bien de déplaisir,
De ne pouvoir te fondre, sur son corps doux et sombre ?
Serait-ce par pitié, souffrant d?être éloigné ?
Cette envie insatiable, me rend très misérable.
Ce désir assouvi, tu sembles enfin ravi.
Ce rôle de figurante, tous les soirs me tourmente.
Mais ce que tu ignores, loin de m'être indolore,
Au murmure de son prénom, plus beau que de raison,
Tu te livres sans remord, dans ce vil corps à corps.
Ce désir dans tes yeux, brûlant de ces aveux,
Mon corps à demi-nu, à toi reste dévolu.
Quand tu songes fort à elle, tu deviens plus sensuel,
Dans l'ombre, pâle copie, je m'éteins, m?assoupis.
Lorsque tu me caresses, rêvant de ta maîtresse,
J'ai envie de hurler, de crier, de pleurer,
Te prouver que j'existe, qu'une femme en moi subsiste.
Seulement je me tais, vivant cet amour laid,
Sans toi, ni moi.