Au nom de quoi ?

Jamais je n'oublierai son rire cristallin
Qui résonnait dans cette pièce.

Je me souviens encore de son regard
Avide de découvrir le monde.

J'aimais à me délecter de ses paroles
Pleines d'innocence, mais si sensées.

Je revois souvent son sourire malicieux
Qui me faisait tant chavirer.

Sa façon de danser, ses gestes maladroits
Emplissaient mon coeur d'une douce chaleur,
A jamais gravés en moi.

Un voile s'est déposé sur son visage juvénile
Et la petite étincelle embrasant les consciences
A déserté son regard.

Je n'ose croire,
Qu'à jamais s'est éteinte la flamme de ses espoirs.
Mais comment lutter quand on réduit au silence,
Tout souffle d'espérance.

Il faudrait qu'un vent de révolte
Balaie toutes ces croyances.

Que l'étincelle de vie reprenne ses droits,
Que chacun comprenne, qu'aucune loi
N'autorise la négation de l'autre, la négation de soi
Et que parfois il faut braver la foi.

Anthea - (décembre 2012)

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